Dimanche 20 avril 2008
Que ce soit dans la partie "scène" ou dans la partie "Errance métropolitaine", Bashung est superbe.
Long et lourd manteau au col relevé, gominé, santiags, visage blâfard, traits tirés, marmoréen, il propulse sa masse jusque dans un métro désert. Quand la rame s'immobilise, on attend qu'il sorte un gun de sa poche intérieure et qu'il défouraille tout dans le wagon.
Sur scène, costume noir, joufflu. Il croise les bras, lippu. Avec une nonchalance très baldwindienne. Seule la guitare le fait bouger - comme des spasmes, approbateur.
Je voyais Cantat comme quelqu'un de charismatique, et c'est bien le cas. Mais à côté de Bashung, lourd d'une mâle assurance, il ressemble à un gamin de douze ans qui joue de la guitare près de son père, ce héros. Et parfois, il me semble entendre dans sa voix une parenté, un héritage tiré de l'organe de Bashung.
Long et lourd manteau au col relevé, gominé, santiags, visage blâfard, traits tirés, marmoréen, il propulse sa masse jusque dans un métro désert. Quand la rame s'immobilise, on attend qu'il sorte un gun de sa poche intérieure et qu'il défouraille tout dans le wagon.
Sur scène, costume noir, joufflu. Il croise les bras, lippu. Avec une nonchalance très baldwindienne. Seule la guitare le fait bouger - comme des spasmes, approbateur.
Je voyais Cantat comme quelqu'un de charismatique, et c'est bien le cas. Mais à côté de Bashung, lourd d'une mâle assurance, il ressemble à un gamin de douze ans qui joue de la guitare près de son père, ce héros. Et parfois, il me semble entendre dans sa voix une parenté, un héritage tiré de l'organe de Bashung.



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