Lundi 16 juillet 2007
Bon, les choses se précisent, du moins en ce qui concerne ce blog, parce que pour le reste c'est plutôt un vrai bordel. Mais
passons.
Donc désormais, ça se passera plutôt là.
J'imagine bien que vous vous en foutez, mais initialement, j'avais l'intention de fermer ça m'intéresse pas pour investir tout mon immense talent dans Get a life. Sauf qu'en fait, non. Get a Life est un joujou que je partage, et certains épanchements n'y auront pas leur place parce que c'est pas l'ambiance que nous souhaitons y créer. Pas de chouinages égocentriques, pas de bouts de textes pourris, ni de polésie, pas de carnet intime. Tout ceci va rester ici.
Vous savez, au fond, une partie de moi-même réprouve cette pulsion d'écrire des choses intimes pouvant être lues par quiconque. Si j'avais un minimum de fierté, je m'achèterais un cahier, et je tiendrai un journal. Si je n'aimais pas cette sensation de se savoir lu ; frustration d'écrivain mort-né, hein ? Exhibitionnisme, hédonisme, aussi. Oui, tout-à-fait, votre honneur, et j'assume. D'autant que je ne mets pas non plus mes tripes à l'air, je suis encore loin, je crois, de Confessions Intimes ou de Jean-Luc Delarue. Souvent, le plus intime d'un de mes posts est dans la chanson que j'y colle, et je me garde bien d'expliquer pourquoi ce morceau, pourquoi le poster ce jour-là, ce qu'il dit de moi alors et ce que je ressens ou pense en l'écoutant.
Et si on gratte un peu plus profond, il y a ce mécanisme : sauf à être un grand mégalomane, un crétin imbu de sa personne, parler de soi sur le net impose une bonne dose d'autocensure et de la brièveté. Je dois dire le plus évident pour moi sans le rendre (trop) évident pour mon lecteur. Alors ça choisit bien l'angle d'attaque, ça pèse ses mots, ça coupe et ça circonscrit, ça atténue et ça dépersonnalise, ça fait attention à rester digne. C'est une sorte de dialogue entre moi et ce que j'écris que je n'arrive pas à tenir quand je veux fictionner.
Tout ça pour dire (vous allez voir, j'ai fait un léger détour), que ça faisait longtemps que quelqu'un ne m'avait pas manqué. Et ça, c'est pas évasif du tout comme déclaration, en contradiction totale avec mon paragraphe précédent. Bref.
J'hésite un peu à faire le coup du désert affectif : je fréquente peu de gens irl, mais ils sont formidables. De vrais êtres humains, précieux. Malgré tout, et il y a peu cette bête évidence m'a claqué la figure comme une serviette mouillée, l'amitié ne suffit pas.
Juillet nous a accordé quelques jours d'été entre deux dépressions. J'aurais voulu aller à la plage un soir, voir le soleil se coucher et écouter, perdu dans le champs des étoiles, le grondement de l'océan. J'aurais voulu que certaine personne soit blottie contre moi, enfin vous savez, cette image d'Epinal de la Bible romantique Orange (si quelqu'un parvient à trouver la référence détournée que j'utilise ici, il aura ma profonde admiration).
J'étais bien chaud pour partir sur du Bashung, car la chanson Fantaisie militaire contient ce petit bijou triste :
Soldat, sans joie, va, déguerpis !
L'amour t'a faussé compagnie.
Et puis, j'ai trouvé, quelle merveilleuse coïncidence, quelque chose de bien plus pertinent. Lisez donc :
But I'm just trying to love you
In any kind of way
But I find it hard to love you girl
When you're far away
Away
On ne fera jamais rien de mieux pour les peines des coeurs immatures que la pop anglaise.
Vous avez/allez écouter Seaside, des Kooks.
Donc désormais, ça se passera plutôt là.
J'imagine bien que vous vous en foutez, mais initialement, j'avais l'intention de fermer ça m'intéresse pas pour investir tout mon immense talent dans Get a life. Sauf qu'en fait, non. Get a Life est un joujou que je partage, et certains épanchements n'y auront pas leur place parce que c'est pas l'ambiance que nous souhaitons y créer. Pas de chouinages égocentriques, pas de bouts de textes pourris, ni de polésie, pas de carnet intime. Tout ceci va rester ici.
Vous savez, au fond, une partie de moi-même réprouve cette pulsion d'écrire des choses intimes pouvant être lues par quiconque. Si j'avais un minimum de fierté, je m'achèterais un cahier, et je tiendrai un journal. Si je n'aimais pas cette sensation de se savoir lu ; frustration d'écrivain mort-né, hein ? Exhibitionnisme, hédonisme, aussi. Oui, tout-à-fait, votre honneur, et j'assume. D'autant que je ne mets pas non plus mes tripes à l'air, je suis encore loin, je crois, de Confessions Intimes ou de Jean-Luc Delarue. Souvent, le plus intime d'un de mes posts est dans la chanson que j'y colle, et je me garde bien d'expliquer pourquoi ce morceau, pourquoi le poster ce jour-là, ce qu'il dit de moi alors et ce que je ressens ou pense en l'écoutant.
Et si on gratte un peu plus profond, il y a ce mécanisme : sauf à être un grand mégalomane, un crétin imbu de sa personne, parler de soi sur le net impose une bonne dose d'autocensure et de la brièveté. Je dois dire le plus évident pour moi sans le rendre (trop) évident pour mon lecteur. Alors ça choisit bien l'angle d'attaque, ça pèse ses mots, ça coupe et ça circonscrit, ça atténue et ça dépersonnalise, ça fait attention à rester digne. C'est une sorte de dialogue entre moi et ce que j'écris que je n'arrive pas à tenir quand je veux fictionner.
Tout ça pour dire (vous allez voir, j'ai fait un léger détour), que ça faisait longtemps que quelqu'un ne m'avait pas manqué. Et ça, c'est pas évasif du tout comme déclaration, en contradiction totale avec mon paragraphe précédent. Bref.
J'hésite un peu à faire le coup du désert affectif : je fréquente peu de gens irl, mais ils sont formidables. De vrais êtres humains, précieux. Malgré tout, et il y a peu cette bête évidence m'a claqué la figure comme une serviette mouillée, l'amitié ne suffit pas.
Juillet nous a accordé quelques jours d'été entre deux dépressions. J'aurais voulu aller à la plage un soir, voir le soleil se coucher et écouter, perdu dans le champs des étoiles, le grondement de l'océan. J'aurais voulu que certaine personne soit blottie contre moi, enfin vous savez, cette image d'Epinal de la Bible romantique Orange (si quelqu'un parvient à trouver la référence détournée que j'utilise ici, il aura ma profonde admiration).
J'étais bien chaud pour partir sur du Bashung, car la chanson Fantaisie militaire contient ce petit bijou triste :
Soldat, sans joie, va, déguerpis !
L'amour t'a faussé compagnie.
Et puis, j'ai trouvé, quelle merveilleuse coïncidence, quelque chose de bien plus pertinent. Lisez donc :
But I'm just trying to love you
In any kind of way
But I find it hard to love you girl
When you're far away
Away
On ne fera jamais rien de mieux pour les peines des coeurs immatures que la pop anglaise.
Vous avez/allez écouter Seaside, des Kooks.

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